Publié par Cabinet du chineur

à la suite de la lutte sanglante qui s'engagea entre les païens et les chrétiens. Il restait donc bien peu de livres à Alexandrie lors de l'invasion des Arabes, et si le Calife Omar en ordonna la destruction, suivant une opinion populaire contestable, son ordre ne put atteindre qu'un petit nombre de volumes. Les païens, à chaque nouvelle persécution, brûlaient les livres des chrétiens ; les chrétiens, à leur tour, lorsqu'ils triomphèrent, firent de grandes exécutions de livres de l'antiquité païenne.
Les barbares, dans leurs invasions, anéantirent en grand nombre les collections littéraires existant des villes qu'ils pillaient. Les Romains ont brûlé les livres des juifs, des chrétiens et des païens, et les chrétiens ont brûlé les livres des païens et des juifs. Le plupart des livres d'Origène et des anciens hérétiques ont été brûlés par les chrétiens. Le Cardinal Ximénès, à la prise de Grenade, fit jeter au feu 5000 Alcorans.(voir Coran)
Les puritains. En Angleterre, au commencement de la Réforme, une multitude de monastères et d'anciens monuments religieux furent détruits par les flammes. Un évêque anglais mit le feu aux archives de son église, et Cromwell, dans les derniers temps, brûla la bibliothèque d'Oxford, qui était une des plus curieuses de l'Europe.

Lithographie
Art de reproduire par l'impression, des dessins tracés avec un corps gras sur une pierre calcaire à grain très fin et homogène. Gravure imprimée par ce procédé (utilisé à partir de 1796).
Livre de raison
Sorte de journal tenu jadis par les chefs de famille.
Livres d'Heures
Sous ce nom, on publiait à Paris des ouvrages manuscrits richement enluminés avant l'invention de l'imprimerie ; puis ceux-ci furent imprimés à la fin du XVIe siècle. Cette désignation française est également appliquée dans la bibliographie étrangère. Ces livres qui étaient destinés aux laïcs contenaient les dates du calendrier, des fragments des évangiles, etc. Citons le célèbre Livre d'Heures du Duc de Berri. Paru en 1403, illustré par Van Eyck ; ces livres n'avaient pas de pagination, on les composait en gothique, en romain et en italique ; leurs imprimeurs étaient Simon Vostre, Vérard, Pigouchet, Kerver, tous à Paris.
Livres imprimés en français
En 1543, François 1er nomma un troisième imprimeur royal, Denis Janot, pour imprimer en langue française, car il ne voulait pas que le latin continuât de prévaloir dans les livres.
La plus ancienne impression typographique d'un livre écrit en langue française est celle d'une traduction de la Légende Dorée, imprimée à Lyon, par Barthélemy Buyer, le 18 avril 1476 . Elle est donc antérieure de neuf mois environ à l'édition française des Chroniques de France (ou de Saint-Denis), premier ouvrage français en trois tomes qui ait été imprimé à Paris, par Pasquier-Bonhomme et qui porte la date du 16 janvier 1476 (vieux style), ce qui correspond au 16 janvier 1477 (nouveau style); ce sont là les seules dates certaines. Dans une vente à Paris, le 17 juin 1937, ces trois volumes furent vendus dix-sept mille cent francs. Pour les autres livres français que l'on a considérés comme imprimés antérieurement à 1476 (par exemple, Les Merveilles du Monde, Lyon, mêmes caractères que la Légende Dorée), il n'existe que des présomptions.
Le second livre édité en français parut en 1480 dans le format in-4 ; tiré sur les presses de Le Caron, il porte pour titre : L'Aiguillon de l'Amour Divin. Citons encore La Mer des Histoires, imprimé à Paris (1487-1488), par Pierre Le Rouge, en français et en caractères gothiques.
Manchette
Addition marginale, note écrite sur la marge d'un livre.
Manuscrit
Document écrit à la main, dactylographié ou réalisé avec une imprimante. Originellement, le terme manuscrit ne désignait que l'ouvrage écrit à la main. De nos jours on a parfois recourt au mot tapuscrit pour désigner un manuscrit dactylographié.
Marbrer
Consiste à jeter sur un bain préparé, différentes couleurs que l'on peut mêler pour former des dessins ; et que l'on reportera sur une feuille de papier, sur les tranches d'un livre, ou même, anciennement, sur une peau de cuir pour la reliure.
Marge
Espace libre de texte en tête, au pied ou sur les côtés d'une page. On dit dans ces quatre cas : marge de tête, marge de pied, marge intérieure et marge extérieure.
Maroquin
Peau de chèvre tanné à grain très large et très apparent. Les plus belles reliures sont faites avec cette peau magnifique ; Maroquin du Cap Maroquin à grain long.
Mezzotinto
Appelé aussi " manière noire ", ce procédé de taille-douce consiste à créer sur la surface de la plaque un réseau de petites cavités grâce à un outil appelé berceau. La plaque étant ainsi travaillée, on se sert d'autres outils pour écraser le grain de la plaque lui rendant alors un aspect plus ou moins lisse, ce qui donnera sur l'estampe des blancs ou des gris sur un fond noir.
Migne
Recueil des écrits des pères de l'Eglise (patrologies latine et grecque) du nom de l'éditeur de ces collections, l'Abbé Jacques Paul Migne (1800-1875). " Consulter le Migne " (Cf Umberto Eco, De Bibliotheca).
Miniature
A l'origine, lettre ornée colorée en rouge au minium (oxyde de plomb - Le minium est à l'origine du nom miniature). Par la suite, tout ornement écrit ou peint avec une encre de couleur. Se dit aussi des peintures fines, représentant de petits sujets, exécutées sur certains manuscrits anciens.
Missel
Livre religieux chrétien recueillant pour tous les jours, les prières de la messe. C'est l'ouvrage dont le prêtre se sert à l'Autel. Le missel a remplacé le sacramentaire au XIIe siècle.
Monogramme
Composition graphique formée de la réunion de plusieurs lettres d'un nom, entrelacées en un seul caractère.
Mors
Saillies longitudinales dans lesquelles se logent les cartons des plats.
Mosaïquée (Reliure)
Reliure dont les plats sont recouverts de peau diversement coloriées suivant une composition due à la fantaisie de l'artiste.
Mouchetée (Tranche)
Tranche tachetée de petits points.
Mouillures
Taches d'une teinte jaunâtre, plus foncées sur les bords, causées sur le papier par une empreinte humide.
Nerf (ou Nervures)
Saillies qui se remarquent au dos des livres et qui sont produites par les nerfs. Les nerfs sont les ficelles sur lesquelles on fait passer la couture et qui relient les cahiers ensemble. A l'origine, ces nerfs étaient de véritables boyaux roulés. Puis on utilisa des ficelles de chanvre ou de fouet. Aujourd'hui, les nerfs que l'on voit au dos des livres sont en fait de faux-nerfs. Les cahiers du livre étant grecqués, la ficelle autour de laquelle on tourne le fil de lin lors de la couture ne fait plus saillie au dos. Les nerfs que l'on retrouve sont moulés sur des bandes de cuir ou de carton.
Nihil Obstat
Signifie littéralement : " rien ne s'oppose ". Évaluation morale ou dogmatique d'un ouvrage dont l'auteur est généralement un membre du clergé ou d'un ordre religieux. On nomme de façon courante " censor librorum " celui qui procède à cette évaluation. On trouve aussi la mention " Nil obstat " dans le même sens. Cette mention est placée au verso du titre ou du faux-titre. (Voir Imprimatur et Imprimi potest.)
Nouvelle-France
La première presse fut installée dans la Nouvelle-France en 1759. Mais dès 1752 et peut-être avant, il en existait une en Nouvelle-Écosse, alors colonie anglaise et rattachée par la suite à l'ancien Canada français.
Premier journal en Nouvelle-Écosse : Halifax Gazette (Halifax, 23 mars 1752), en anglais, fondé par l'imprimeur John Bushnell.
Premier journal en Nouvelle-France : Gazette de Québec (Québec, 21 juin 1764), hebdomadaire en anglais et français fondé par Brown et Gilmore.
Premier quotidien : Daily advertiser, en anglais, fondé par H.S. Chapman (Montréal, 1833).
Numérotage
Action d'apposer, à la suite de la justification, un numéro qui indique l'appartenance de l'exemplaire à la série correspondante. II faut se rappeler cependant qu'un simple numéro dans un livre n'augmente pas automatiquement sa valeur et qu'un ouvrage dont l'édition est limitée à deux cents exemplaires, même non numérotés, sera toujours plus rare qu'un autre tiré à deux mille exemplaires, même si ces derniers sont numérotés.
Numéroté (Exemplaire)
Exemplaire de luxe imprimé sur papier de qualité et tiré en début d'impression, alors que les caractères ne sont pas usés.
Onglet
Bande de papier ou de toile cousue en même temps que les feuillets d'un livre et destinée à recevoir par encollement une carte ou une gravure.
Opistographe
Document écrit ou imprimé des deux côtés.
Originale (Édition)
Une édition est dite originale quand le texte d'un ouvrage est publié pour la première fois sous la forme d'un volume ou d'une brochure avec la permission de l'auteur. D'autres caractéristiques sont souvent ajoutées à la définition de l'originale : première édition en librairie, ou édition posthume avec le consentement des ayants droit, ou encore édition avec une page titre et une numérotation suivie, etc. Première édition et édition originale sont souvent entendues comme des synonymes. (Voir Princeps.)
Édition en partie originale : réimpression d'un texte déjà paru, augmenté d'une partie inédite.
Édition pré originale : texte publié en feuilleton dans un journal avant d'être publié en volume, deuxième édition originale, troisième édition originale... Les textes sont chaque fois augmentée d'une partie inédite.
Gravure originale : Gravure conçue et exécutée par un seul et même artiste (par opposition à la gravure de reproduction, où le graveur puise dans l'œuvre d'un autre artiste).
Page
L'un des côtés d'une feuille de papier.
Pages liminaires
Pages placées au début d'un ouvrage, avant le texte. Elles ne sont généralement pas chiffrées. Elles comprennent la plupart du temps les gardes, le faux-titre, le titre, et la dédicace. Parfois, elles incluent la préface ou l'introduction, et une table des matières, lorsque celles-ci ne sont pas chiffrées ni paginées en chiffres romains.
Pagination
Suite des numéros de pages d'un livre.
Paléographie
Science des écritures anciennes.
Papier cuve (ou papier à la cuve)
Papier multicolore avec des motif irréguliers obtenus par trempage de ce dernier dans un bain d'acide. Utilisé exclusivement en par les relieurs pour orner les plats des reliures demi-maroquin, chagrin ou basane ainsi que le deuxième et troisième plat et les gardes. Le papier se diversifie notamment au XIXe siècle par un grand choix de teintes et de motifs)
Papier (Grand)
Exemplaire tiré sur papier de luxe et dont les marges sont plus grandes.
Papier de garde
Papier de couleur, marbré, garnissant les plats intérieurs, le recto de la première page et le verso de la dernière page d'un livre.
Parchemin
Peau de veau mort-né, de mouton ou de chèvre, préparée spécialement pour recevoir l'écriture. Au Moyen-Âge, le parchemin était utilisé pour calligraphier les manuscrits. Plus tard, on l'a utilisé pour relier les livres.
Papier parchemin
Papier sulfurisé ayant l'aspect du parchemin.
Passion (reliure aux armes de la)
Reliure, du XVIIe où figurent, sur le dos et au centre des plats, les outils de la passion du Christ : croix, échelle, clous, marteau, éponge au bout d'une lance, tenailles... On rencontre ce type de reliure sur des ouvrages à contenu religieux comme les psautiers, livres d'heures, Nouveau Testament etc.
Patine
Dépôt qui se forme sur certains objets anciens, dont les livres ; désigne la teinte, la couleur qu'ils prennent avec le temps.
Pentateuque
Nom désignant les cinq premiers livres de l'ancien testament : la Genèse, l'Exode, le Levitique, les Nombres et le Deutéronome.
Pièce
Ouvrage composé de 48 pages au maximum et formant plus d'une feuille.
Pièce de titre
Petit morceau de peau collé au dos d'une reliure sur lequel sont inscrits le nom de l'auteur et le titre. Elle peut être d'une peau et d'une couleur différentes de celles de la reliure.
Pilon (Mettre un livre au)
Action de détruire l'édition ou les exemplaires invendus.
Piqué (Exemplaire)
Qui présente des taches sombres, de moisissures ou de rousseurs.
Piqûre
Trou pratiqué par un ver, vermoulure.
Pirate (Édition)
Edition réalisée sans 1'autorisation de 1'auteur ou des titulaires du droit d'auteur. On parle aussi d'édition clandestine et de contrefaçon.
Placard
Ouvrage se composant d'une seule feuille ou d'un fragment de feuille, formant 2, 4, 8 ou 16 pages.
Planche
Estampe tirée à l'aide d'une planche gravée.
Livre orné de planches : livre orné d'un ensemble d'illustrations couvrant une page entière ou la majeure partie de celle-ci.
Plaquette
Ouvrage comportant moins de 100 pages. On lui préfère le terme de brochure, réservant la dénomination de plaquette à des imprimés d'une quarantaine de pages.
Plat
Cartons formant la couverture d'un livre relié et sur lesquels est appliquée la matière de recouvrement : cuir, toile, papier marbré, etc. On appelle contre plat le verso d'un plat.
Pleine page (Illustrations à)
Illustrations qui, tirées à part du texte ou en même temps que celui-ci, sont comprises dans la pagination.
Pointe sèche
Estampe en taille-douce réalisée à l'aide de l'outil du même nom qui, au lieu de graver le métal lui-même, l'écrase en laissant de chaque côté des crêtes appelées barbes. Ce sont les barbes qui donnent à ce type d'estampe son aspect velouté.
Pontifical
Livre religieux chrétien contenant l'ordre des cérémonies propres aux évêques.
Pontuseaux
Dans la fabrication des papiers à la forme, ce sont les barres qui soutiennent les fils de laiton de la forme. Ils produisent des filets blancs verticaux dans les filigranes des papiers vergés. Ils croisent les vergeures et sont bien plus espacés.
Portrait
Gravure représentant un personnage.
Portrait en frontispice
Portrait placé en regard du titre d'un livre.
Portulan
Carte marine des premiers navigateurs (XIIe au XVIe siècle) d'abord sur parchemin puis sur papier ; désigne également un ouvrage décrivant des ports et des côtes.
Pousser
Appliquer de l'or en feuille au moyen de roulettes ou de fers à dorer.
Préface
Texte préliminaire placé en tête d'un livre, contenant les explications que l'auteur a jugé nécessaire de donner.
Princeps (Édition)
Désigne la première impression d'un auteur grec ou latin, d'après les manuscrits originaux.
Psautier
Livre religieux chrétien recueillant les 150 Psaumes de David, seul livre liturgique entre les mains des laïcs jusqu'à la fin du XIIe siècle. Le Psautier de Mayenne datant de 1457 sera le premier ouvrage à être orné d'initiales imprimées à la presse. Il renferme également la première coquille d'imprimerie recensée : " spalmorum " au lieu de psalmorum.
Pseudonyme
Nom sous lequel certains auteurs publient leurs ouvrages ou sous lequel ils dissimulent leur véritable identité.
Queue
Tranche inférieure d'un livre.
Quipos
Cordelette à nœuds, dont les anciens Péruviens se servaient pour établir des comptes et exprimer certaines idées. C'est donc une forme particulière de livre.
Racinée (Reliure)
Reliure dont le dessin imite les racines d'arbres. Utilisée à partir du XVIIe siècle.
Rebras (reliure à)
Reliure où les plats se continuent par un bord retroussé qui protège la tranche opposée au dos (XVIe siècle) .
Réclame
Mot ou syllabes de mot imprimés autrefois au-dessous de l'extrémité de la dernière ligne d'une feuille et répétés au commencement de la feuille suivante pour faire connaître l'ordre exact des pages et des feuilles.
Recouvrement (Reliure à)
Se dit d'une reliure en vélin blanc, pourvue sur le bord extérieur des plats, du côté de la gouttière, d'un petit rabat également en vélin blanc.
Recto
première page d'une feuille; on parle aussi de "belle page". La page de titre doit toujours être au recto de la feuille.
Registre
Sorte de table placée à la fin des livres anciens imprimés sans pagination, sans foliotage ou sans signatures, indiquant le premier mot de la première page de chacun des cahiers. Dans les livres pourvus de signatures, le registre se réduit à une liste de toutes les lettres (ou signes) employées comme signatures.
Réglé (Ouvrage)
Se dit d'un livre dont le texte est entouré de filets plus ou moins ornés.
Ré-imposition
Les tirages de luxe d'un format plus grand que celui des exemplaires ordinaires sont dits "ré-imposés". Ce changement est obtenu par l'emploi de formes plus grandes.
Réimpression
Nouveau tirage d'un volume pour lequel on a fait usage des mêmes plaques ou des mêmes clichés d'imprimerie. Certains éditeurs présentent des livres nouveaux qui ne sont en fait que des réimpressions en fac-similé.
Remarque
Petite esquisse gravée dans la marge d'une estampe qui servait au graveur à se rendre compte du degré de morsure de la plaque (voir eau-forte). Ces remarques étaient effacées par la suite; leur présence est donc l'indice que l'estampe est une épreuve d'essai. Cette pratique n'existe plus de nos jours.
Re-emboîtage
Réunion du corps d'un ouvrage et d'une reliure qui n'est pas la sienne.
Remonter
Réunir à nouveau le corps d'un ouvrage et sa reliure.
Rituel
Livre religieux chrétien publié pour la première fois en 1614 ,il contient l'ordre et la forme des cérémonies religieuses ainsi que les prières qui les accompagnent.
Rives (Papier de)
Dans cette ville de l'Isère on fabrique un papier reconnu pour son amour de l'encre et sa pureté. Il est destiné aux éditions de luxe.
Rogner
Couper les bords des feuillets d'un livre pour qu'ils offrent une surface unie.
Roulette
Instrument de dorure formé d'une molette ornée sur la tranche d'un motif gravé.
Rousseurs
Petites taches jaunâtres ou brunâtres affectant le papier, surtout ceux qui ont été trop ou mal blanchis au moment de leur fabrication. Elles sont le résultat d'un mauvais entreposage ou d'agents organiques.
Sac à livre
Le sac à livre fut d'usage courant durant tout le Moyen Âge et jusqu'au XVIe siècle. La couverture qui excédait d'un côté le format du livre, pouvait l'envelopper complètement en se repliant et en se fermant par un nœud. On Reliait ainsi les ouvrages destinés à être transportés. On pouvait en outre les porter sur soi, attachés à la ceinture par exemple.
Sacramentaire
Livre religieux chrétien qui contenait autrefois les prières de la messe et des autres sacrements.
Sanguine
Dessin fait avec un crayon d'ocre rouge. Gravure imitant ce dessin.
Saint-Gilles (Papier)
La papeterie Saint-Gilles, fondée en 1965 à Saint-Joseph-de-la-Rive par Mgr Félix-Antoine Savard, fut la première entreprise artisanale de papier fait main au Québec.
Scriptorium
Dans les monastères, pièce réservée aux copistes.
Sépia
Liquide noirâtre extrait de la vessie de seiche et utilisé à partir du XVIe siècle pour le dessin au lavis.
Sérigraphie
Procédé d'impression qui consiste à faire passer de l'encre avec une raclette à travers un écran de soie dont certaines parties ont préalablement été bouchées selon diverses méthodes.
Sermonaire
Livre religieux chrétien regroupant un certain nombre de sermons.
Serpente
Feuille faite d'un papier très mince et sans colle, destinée principalement à protéger les gravures contre le maculage. On utilise aussi à cette fin du papier pelure d'oignon, ou pelure, qui est plus léger que la serpente, et du papier de soie, dit aussi papier Joseph, du nom de son inventeur, qui est plus souple et soyeux. Ces feuilles étaient généralement placées devant les gravures par l'éditeur ou le relieur avant le pliage ou la reliure. Dans certains ouvrages du XIXe siècle, l'éditeur recommandait au lecteur de vérifier si l'encre était bien sèche avant d'enlever ces serpentes.
Service de Presse
Livres réserves à la presse écrite à l'origine, mais diffusés à tous les médias par la suite. Généralement il comporte les initiales S.P.(service presse) en piqûres pointillées sur l'extérieur du livre. Ils sont recherchés par certains amateurs car ils font souvent partie de l'édition originale.
Signatures
Indication en lettres (et plus tard en chiffres) dans les marges inférieures des premières pages de chaque feuillet ou de chaque cahier d'un livre, pour en faciliter l'assemblage. L'usage des signatures imprimées remonte à 1473. II ne se généralisa que vers 1480. (En comptant le nombre de feuillets d'un cahier portant la même signature, on peut déterminer le format d'un livre: in-folio, in-4°, in-8, in-12, etc).
Signet
Petit ruban attaché à la tranchefile d'un livre et servant à marquer l'endroit où l'on a interrompu sa lecture. Par extension, morceau de papier marquant une page.
Sosii
Libraires célèbres de Rome au temps d'Auguste, ils possédaient plus de deux mille esclaves qu'ils employaient comme copistes, et pouvant fournir en très peu de temps et à prix modiques un grand nombre de livres ; par exemple le livre XIII de Martial était vendu 50 centimes. Les noms de ces libraires passèrent à la postérité avec l'édition des poésies d'Horace. Leur boutique était situé au Forum César, proche le temple de Janus.
Souscription
Engagement par un bibliophile auprès d'un éditeur ou d'un libraire d'acquérir un ou plusieurs livres lors de leur parution. La souscription peut s'étendre à des séries ou collections complètes. Elle est surtout un moyen d'assurer la vente d'un ouvrage de luxe, au tirage limité et numéroté. L'ouvrage ainsi vendu porte souvent le nom du souscripteur et est désigné sous l'appellation : exemplaire nominatif
Similigravure
Procédé de gravure permettant de reproduire les teintes au lavis.
Simultané (livre)
On qualifie un livre de simultané lorsqu'il présente en même temps un caractère artistique au niveau de sa composition typographique et de son iconographie.La Prose du Transsibérien, dont les textes sont de Blaise Cendrars et les illustrations au pochoir de Sonia Delaunay, fut le premier et le plus célèbre livre simultané.
Suite de gravures
Tirage spécial des gravures d'un ouvrage, souvent imprimées sur un papier de qualité différente, et insérées dans certains exemplaires de luxe de cet ouvrage.
II peut aussi s'agir d'épreuves d'états. Dans ce cas la suite devient un document des plus intéressants sur l'évolution de l'œuvre gravée.
Tabellaire (Impression)
Impression réalisée à partir de tablettes de bois ou de métal gravées. Voir Xylographique (Livre).
Taille-douce ou burin
A l'inverse de la gravure en relief, ce procédé consiste à tracer en creux, au burin, des traits qui apparaîtront sur le papier humide sous une forte pression.
Taille d'épargne
Gravure sur bois consistant à creuser la planche de chaque côté du trait, qui apparaît ainsi en relief.
Taré (Exemplaire)
Exemplaire défectueux.
Tête (Exemplaire de)
Exemplaire d'un livre tiré sur beau papier avant que le plomb ne soit écrasé et que les caractères perdent leur netteté. Ce tirage, toujours plus luxueux que le tirage courant, porte souvent la mention " Édition originale " et devient fort prisé des bibliophiles.
Tête
Tranche supérieure d'un livre.
Tirage (Premier)
Cette mention indique que les figures illustrant le volume y paraissent pour la première fois.
Tiré à part
Se dit d'un article de revue imprimé séparément. Il est généralement réalisé pour le compte de l'auteur.
Titre
Inscription placée en tête d'un livre ou d'un chapitre et qui en indique le sujet.
Titre courant
Titre répété sur chaque feuillet d'un livre ou d'une brochure, dans la marge de tête ou la marge de pied. Certains titres courants ont parfois la forme d'un bandeau.
Titre de départ
Titre que l'on trouve dans la marge de tête de la première page du texte d'un livre ou d'une brochure.
Titre-frontispice
Dans certains livres anciens, estampe placée à la première page sur laquelle est inscrit le libellé du titre.
Tomaison
Indication du tome auquel appartient chaque feuille d'un ouvrage composé de plusieurs volumes. Le titre de chacun des tomes porte généralement la tomaison.
Tome
Division " intellectuelle " d'un ouvrage d'après son contenu (comme le livre, le chant ou le chapitre), qui correspond le plus souvent à un volume complet ; un tome peut être en deux volumes, ou inversement, un volume peut contenir plusieurs tomes.
Tonaire
Livre religieux chrétien regroupant les pièces liturgiques classées selon leur ton, et destinées à l'enseignement des mélodies.
Tranche
Chacun des trois côtés d'un livre. On parlera de tranche de tête (ou supérieure), tranche de queue (ou inférieure), et de gouttière (ou tranche latérale). Elles peuvent être rognées, marbrées, ébarbées, dorées.
Tranchefile
Mot féminin : la tranchefile. Broderie en fils de soie de couleurs placée en tête et en queue du corps d'ouvrage. Ce petit bourrelet entouré de fils, garnit et renforce le haut et le bas du dos d'une reliure afin de maintenir les cahiers assemblés ; il renforce par ailleurs les coiffes. Dans les reliures à dos brisé, il empêche la poussière de s'infiltrer entre le corps d'ouvrage et le dos de la reliure.
Comète : tranchefile industrielle.
Tranchefile simple : tranchefile fait-main, constitué d'un seul bâtonnet.
Tranchefile chapiteau : fait-main, constitué de deux bâtonnets superposés.
Travaux de ville
Terme d'imprimerie : impression de travaux commerciaux, tels que cartes d'affaire, papier à lettre, circulaires, etc. (Opposée au terme d'Imprimerie de labeur qui désigne tous les gros travaux d'imprimerie)
Tropaire
Livre religieux chrétien recueillant des tropes ou pièces musicales liturgiques dans lesquelles s'intercalent des paroles et des notes nouvelles pour orner le texte et allonger la mélodie.
Truffé (exemplaire)
Il s'agit de l'exemplaire d'un ouvrage enrichi de documents en rapport avec son thème ; par exemple, des autographes, manuscrits, photographies, souvenirs de diverses natures, etc. Cela en fait un exemplaire unique dont la valeur peut être importante.
Typographie
Procédé d'impression sur formes en relief (caractères mobiles, gravures, clichés).
Unique (exemplaire)
Exemplaire d'un ouvrage qui présente des caractéristiques exceptionnelles : en raison du tirage, de la dédicace, des illustrations, de la reliure, parce que c'est un exemplaire truffé, ou par la qualité de ses possesseurs successifs, ou encore du fait de circonstances historiques particulières, etc. Un exemplaire est unique pour une ou plusieurs qualités qui le distinguent de tout autre.
Veau
Peau tanné servant à la reliure.
Véda
Livres sacrés des Indous, écrits en sanscrit, attribués à Vyâsa, et qui sont des recueils de prières, d'hymnes de formules de consécration et d'expiation.
Vélin
Parchemin extrêmement fin, très blanc, sans aspérité ni taches, que l'on fabrique avec de la peau de veau mort-né.
Désigne également un papier sans grain, lisse et satiné, ressemblant au véritable vélin. (voir Papier Vélin)
Vélin (Papier)
Papier sans grain, lisse et satiné, qui rappelle par sa très grande finesse la peau de vélin. Se dit aussi en général de tout papier qui n'est pas vergé.
Vergé
On appelle papier vergé celui qui laisse apercevoir par transparence les empreintes des fils métalliques (vergeures et pontuseaux) formant le fond du moule dans lequel il a été fabriqué. La même texture est donnée à des papiers (à la mécanique) qui portent le nom de vergé.
Vergeures
Fils de laiton, très serrés et parallèles, placés en longueur, constituant une sorte de toile métallique destinée à retenir la pâte dans la fabrication du papier à la main.
Vermiculé
Marqué de piqûres de vers.
Verso
Seconde page d'une feuille. S'emploie aussi pour décrire les plats d'un livre; plat recto ou plat avant, plat verso ou plat arrière.
Vignette
Petite gravure placée en tête ou à la fin d'un livre ou d'un chapitre.
Volume
Livre relié ou broché. Division " matérielle " d'un ouvrage ; par exemple, 3 tomes en 2 volumes.
Vulgate
Traduction latine de l'Ancien et du Nouveau Testament, que l'on pouvait mettre dans toutes les mains. On dit aussi que c'est une édition divulguée.
Xylographe
Livre dont le texte et les planche ont été gravés sur bois.
Xylographie
Livre entièrement imprimé par le procédé de la gravure sur bois. Dans les années qui précédèrent l'apparition des caractères mobiles, on imprimait déjà des livres à l'aide de planches de bois gravées. Ces livres étaient composés surtout d'images, la technique ne permettant guère l'impression de textes élaborés. Ces premiers livres tabellaires concurrencèrent pendant quelque temps ceux imprimés avec des caractères mobiles. Mais la supériorité de la typographie était si nette qu'elle supplanta rapidement l'ancienne technique, du moins pour ce qui est de l'impression du texte. Quant aux graveurs sur bois, ils continuèrent à produire des images qui furent bientôt intégrées dans les livres imprimés. L'industrie de l'estampe resta longtemps florissante parallèlement à celle des imprimeurs.
Yi-King
Mot chinois qui signifie " Livre des changements ". Sorte d'encyclopédie littéraire des anciens Chinois qui traite symboliquement de la physique, de la morale et de la métaphysique et dont paraît s'être inspiré Confucius.
Ysopet
Nom donné, au Moyen Age, à des recueils de fables, imités d'Esope : les ysopets de Marie de France.
Zincographie, Zincogravure
procédé analogue à la lithographie, dans lequel la pierre lithographique est remplacée par le zinc.
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