Publié par Cabinet du chineur

Dessin original au crayon de style Art Nouveau, réalisé aux alentours de 1900 et signé par l'artiste Édouard Couturier (1871-1903)
Ce dessin illustre parfaitement la maîtrise de Couturier pour saisir une attitude sur le vif. La cambrure de la femme (caractéristique de la silhouette en "S" de l'époque 1900), la légèreté de ses drapés et le volume extravagant de son chapeau à plumes s'inscrivent pleinement dans les codes esthétiques de l'Art Nouveau. Le numéro "50" inscrit sur la porte laisse supposer que ce dessin a pu servir d'illustration préparatoire pour une publication ou une histoire en images.
  • Une élégante Parisienne : La femme porte une tenue caractéristique de la bourgeoisie ou de la demi-mondaine des années 1900, avec une jupe longue ajustée aux hanches et un chapeau monumental orné de plumes d'autruche ou d'aigrettes.
  • Le geste suspendu : La main droite levée suggère qu'elle s'apprête à frapper à la porte, créant une tension narrative (qui va ouvrir ? que cherche-t-elle ?).
  • Le décor mystérieux : Le numéro « 50 » inscrit sur la porte et le style de la fenêtre adjacente évoquent un couloir d'immeuble parisien, un hôtel particulier ou une maison close, des thèmes récurrents dans les illustrations de presse de l'époque.

Dessin - Sans date (Vers 1900).

Dimensions : 20,5 x 35,5 cm environ.

Édouard Couturier (1871-1903) était un dessinateur, illustrateur et caricaturiste libertaire français, dont la carrière fulgurante a profondément marqué la presse satirique de la Belle Époque.
Malgré sa disparition précoce à l'âge de 32 ans, il s'est imposé comme l'une des plumes les plus acérées et engagées de son temps.
Un artiste engagé et satirique
Édouard Couturier se distingue par ses dessins au trait vigoureux, teintés d'ironie et de critique sociale. Proche des milieux anarchistes et de la bohème montmartroise, il utilise son art pour dénoncer les injustices de la société bourgeoise. Ses cibles favorites sont les institutions, la politique, la religion, le militarisme, mais aussi la détresse humaine, comme en témoigne son célèbre numéro spécial de L'Assiette au Beurre en 1902 intitulé "Les Filles-mères".
Ses collaborations majeures
Il a collaboré avec les revues illustrées et les journaux satiriques les plus influents de l'époque 1900 [1] :
  • L'Assiette au Beurre : un hebdomadaire satirique de premier plan où il a signé plusieurs numéros thématiques marquants.
  • Le Rire : une revue humoristique très populaire qui accueillait les meilleurs crayons de Montmartre.
  • Le Cri de Paris : un journal politique et littéraire.
  • Les Temps Nouveaux : un journal anarchiste pour lequel il a fourni des lithographies engagées.

Réf: 19247 - P100

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