Publié par Cabinet du chineur

Ce dessin à l'encre de Chine et au crayon bleu représente deux élégantes jeunes femmes de la Belle Époque vêtues de tenues à la mode des années 1910.
Le sujet de ce dessin  est une scène de genre satirique et mondaine de la Belle Époque, illustrant l'indépendance financière et le pragmatisme des femmes de la haute société parisienne à travers l'humour.
Voici les éléments clés qui composent ce sujet :
  • Une satire sociale et conjugale : Le dialogue au crayon transforme cette promenade élégante en une critique piquante du mariage au début du XXe siècle. En se qualifiant elle-même de « marchandise » dans une agence matrimoniale, la jeune femme assume de monnayer son charme, sa beauté ou son statut pour faire un « bon parti » (un mariage d'intérêt), plutôt que de chercher un travail traditionnel.
  • Les « Parisiennes » au parc : Les deux femmes sont représentées en pleine confidence, marchant près d'un banc public (probablement dans un grand parc parisien comme le Bois de Boulogne, haut lieu des rencontres mondaines de l'époque).
  • Une chronique de la mode de 1910 : Au-delà de l'histoire, le sujet est un prétexte pour afficher la haute couture de l'époque. L'artiste met en valeur la transition vers la silhouette « entrave » (des jupes longues très resserrées aux chevilles), les chapeaux monumentaux ornés de plumes ou de broches, et le manchon en fourrure, accessoire indispensable de l'hiver parisien.

On peut lire une légende manuscrite au crayon en bas de la feuille :

« — Maintenant je travaille dans une agence matrimoniale.
— Ah ! Comme employée ?
— Non, comme marchandise. »

Encre de chine et crayon de couleur  sur papier , représentant  des élégantes. Légende : Maintenant je travaille dans une agence matrimoniale- Comme employée? - Non, comme essayeuse.

Dessin - Non signée,  non datée (Fin XIXème ou début XXème). Dimensions : 24 x 30 cm environ.

Réf: 19257- P120