Dessin de Léon Say (Jean-Baptiste Léon Say, 1826–1896), homme politique et économiste français, signé Fernand Desmoulin (1853-1914).
Dessin représentant Léon Say (Jean-Baptiste Léon Say, 1826–1896), homme politique et économiste français, célèbre notamment pour avoir été ministre des Finances sous la Troisième République.
Caractéristiques de l'œuvre
- Sujet : Portrait de profil trois-quarts de Léon Say, reconnaissable à sa physionomie, ses favoris et sa signature manuscrite en bas à droite (« Leon Say »).
- Technique : Encre de Chine noire pour marquer les contours vifs, les traits du visage et les cheveux, associés à de légères techniques de lavis pour créer les zones d'ombres et les textures du costume.
Desmoulin (1853-1914).
- Sujet du dessin : Le nom manuscrit à droite indique « M. Ranc » (Monsieur Ranc).
- Signature de l'artiste : La signature stylisée en haut à droite correspond à celle de « F. Desmoulin ».
Le parcours politique d'Arthur Ranc
- L'œuvre artistique de Fernand Desmoulin (qui s'est aussi fait connaître pour ses dessins médiumniques)
Fernand Desmoulin la carrière se distingue par une dualité fascinante entre un académisme rigoureux et une production mystique liée au spiritisme.
L'artiste académique et officiel
Originaire de Dordogne, Fernand Desmoulin abandonne ses études de médecine à Paris pour se vouer aux Beaux-Arts. Formé par de grands maîtres comme William Bouguereau et Félix Bracquemond, il devient un maître de la gravure et de l'eau-forte.
- Portraitiste des élites : Sous la IIIe République, il devient un portraitiste officiel très prisé. Il réalise à l'encre ou sous forme de gravures les portraits des grandes figures de l'époque comme Jules Ferry, Pasteur, Raymond Poincaré ou Victor Hugo.
- L'ami d'Émile Zola : À partir de 1887, il se lie d'une amitié indéfectible avec Émile Zola, dont il réalise plusieurs portraits célèbres. Il fut l'un de ses plus fervents soutiens pendant l'affaire Dreyfus et alla lui rendre visite durant son exil en Angleterre.
- Illustrateur : Son talent d'aquafortiste l'amène à illustrer les romans d'Alphonse Daudet, des frères Goncourt et d'autres écrivains naturalistes.
Le tournant médiumnique (1900–1902)
À l'aube du XXe siècle, marqué par la perte de sa première épouse et sujet à la dépression, Desmoulin s'initie au spiritisme. Pendant une parenthèse fulgurante de deux ans, sa technique change radicalement :
- Le dessin automatique : Plongé dans la transe ou l'obscurité, il laisse sa main être « guidée par l'au-delà » (signant parfois sous les noms de "L'Instituteur" ou "Astarté").
- Le style spirite : Ses réalisations médiumniques s'éloignent complètement des règles académiques. Au fusain ou à la mine de plomb, il fait naître des visages fiévreux, des figures spectrales et des paysages tourmentés enfouis dans des entrelacs de lignes arachnéennes. Cette œuvre singulière sera plus tard saluée par André Breton et rattachée à l'Art Brut. En 1902, se disant abandonné par les esprits, il revient à un art plus traditionnel, peignant des paysages apaisés au gré de ses voyages, notamment à Venise où il s'éteint en 1914. Une grande partie de ses collections (académiques et médiumniques) est aujourd'hui conservée au Musée Fernand Desmoulin situé à Brantôme, en Périgord.
Réf : 15721- 250
Dimensions : 16x22,5 cm
:no_upscale()/image%2F7280483%2F20261028%2Fob_c7bb9e_1000000378.jpg)